Lettre aux oblats

Novembre  2017

Chères Sœurs et chers Frères en Oblature,

Novembre. Mois où la nature se recueille, s’intériorise, pour, quelques mois plus tard, resurgir dans une vitalité nouvelle. Ce recueillement n’est certes pas inactif, aussi peu que le corps humain est inactif pendant le sommeil : plus celui-ci est profond plus le travail de récupération se fait.

De même, dans notre vie avec son alternance  parole -  silence (silence  du cœur !) c’est surtout dans le silence que l’enfoncement dans la Source de Vie se fait.

Voici la  dernière  méditation que Sœur  Marie-Claude consacre au chapitre du silence dans notre Règle de Vie : 18..05.1979.

Nous ne pourrons parvenir à garder l’ambiance de silence et de recueillement que si notre cœur s’apaise devant Dieu et se fait disponible à ce qu’il nous demande.

Nous vivons habituellement dans le silence et  nous ne le rompons que pour une vraie nécessité. Nous  nous aidons mutuellement à entrer dans la discipline qu’il exige. Il est des lieux et des temps où le silence est plus absolu : grand silence de l’’après-midi, silence de nuit, préparation immédiate à la prière…  Ce sont des temps forts de reprise qui, peu  à peu, correspondent à un besoin profond,  à une exigence du cœur.   RV

Nous avions terminé, la dernière fois, sur quelques questions. Revenons-y :
-    Que recouvre notre silence ?
-    Et d’abord existe-t-il ?                D’autres peuvent s’y ajouter :
-    Est-il  une des notes caractéristiques de notre maison ?  Comment y parvenir ?

Les textes ci-dessus donnent quelques éléments de réponse à la dernière question  et cela dans deux domaines différents.

Nous ne pourrons parvenir à garder l’ambiance de silence et de recueillement que si notre cœur s’apaise devant Dieu et se fait disponible à ce qu’il nous demande.

Nous vivons habituellement dans le silence et  nous ne le rompons que pour une vraie nécessité. Nous  nous aidons mutuellement à entrer dans la discipline qu’il exige. Il est des lieux et des temps où le silence est plus absolu : grand silence de l’’après-midi, silence de nuit, préparation immédiate à la prière…  Ce sont des temps forts de reprise qui, peu  à peu, correspondent à un besoin profond,  à une exigence du cœur.   RV

Nous avions terminé, la dernière fois, sur quelques questions. Revenons-y :
-    Que recouvre notre silence ?
-    Et d’abord existe-t-il ?                D’autres peuvent s’y ajouter :
-    Est-il  une des notes caractéristiques de notre maison ?  Comment y parvenir ?

Les textes ci-dessus donnent quelques éléments de réponse à la dernière question  et cela dans deux domaines différents.
en premier lieu la paix du cœur, la disponibilité à ce que Dieu veut. Cette paix nous est donnée, mais nous avons à nous y disposer.

Apaiser son cœur devant Dieu, dans les grands et petits soucis, dans les anxiétés ; faire taire le murmure, les  récriminations, l’amour-propre, la sensibilité blessée : tout remettre au Seigneur – être disponible à ce qui arrive…  et peu  à peu  le silence habite les profondeurs de l’être, l’oreille du  cœur s’incline vers le Seigneur.

Nous savons bien que ce n’est pas facile et qu’en fait le tumulte intérieur est de beaucoup le plus gênant dans notre relation à Dieu. Mais Dieu est plus grand que notre cœur, il connaît tout et notre grande affaire sera toujours d’apaiser notre cœur devant lui quel que soit notre trouble, même, dit saint Jean,  si notre cœur venait à nous condamner.

Voici donc une première disposition profonde à demander à Dieu, à essayer de retrouver à travers tout.

Nous sommes aidées à cela par une discipline extérieure. Peut-être avons-nous trop tendance à en relativiser la valeur par souci d’aller à l’essentiel qui est bien, en effet, la disposition du cœur. Il est certes important de ne pas prendre les moyens pour la fin. Mais il est non moins important de se servir des moyens pour atteindre la fin.

Tout dans notre vie est pensé en fonction  de la prière et nous devons nous aider mutuellement à en apprécier la grâce et donc à entrer dans la discipline que ce climat habituel de silence suppose.

Retenons d’abord cette première indication : Ne rompre le silence que pour une vraie nécessité. Elle entraînera toutes les autres : respecter des lieux, des temps où le silence est plus absolu, spécialement  grand silence et préparation immédiate à la prière. Ceci moins par souci de fidèle  observance que par besoin profond, exigence du cœur.

                                                                            °+°+°+°