Réfléchir

Des textes pour approfondir notre foi …

 

Au centre : le Christ ! Il se relève.

Il danse de joie.

Il rayonne.

 

Par lui, à travers ses bras étendus - récemment sur la croix, maintenant en geste d’accueil - passe la Bénédiction créatrice et vivifiante du Père, transformant l’instrument de supplice, la croix, en arbre de vie aux bourgeons démesurés, prégnants d’espoir et de vie nouvelle.

 

Le serpent terrifiant et mortifère du Paradis a été changé en serpent de bronze (cf Nb 21 ; Jn 3,14) qui guérit tous ceux qui le regardent.

 

Le sol est imprégné du sang de l’homme-Dieu donnant sa vie par amour, pour nous tous – le sang qui est sève de vie et qui en même temps signifie le feu de l’Esprit.

 

Les eaux menaçantes des forces du mal ont dû se retirer devant ce nouveau monde en train de naître, en travail, toujours et toujours, jusqu’à la fin de ce monde et la naissance du Règne de Dieu.

 

 

Union de Jésus Crucifié            Novembre-Décembre 2017
             

Chers Amis


Dans la Lettre précédente, nous avons parlé de la fidélité. Thème riche et exigeant que nous rencontrons souvent dans les psaumes.

Nos fondateurs et les premières sœurs nous ont invitées, par leur exemple, à emprunter ce chemin que Jésus lui-même a tracé et pratiqué. Suivons-le avec confiance, en allant vers Noël.

Dans la Bible, la fidélité est d’abord une disposition de Dieu, non de l’homme. Elle qualifie aussi les conduites humaines, mais comme une réponse. Elle est la qualité d’un amour attentif à l’autre, surtout dans ce qu’il a de plus faible, quand il s’agit de l’homme ; ou d’incompré-hensible, quand il s’agit de Dieu.
En hébreu, langue dans laquelle la Bible a été écrite, le terme fidélité est de la même racine que la formule Amen. Ce mot renvoie à une réalité solide, fiable, sur laquelle on peut compter sans crainte qu’elle ne chancelle ou se dérobe.
Dans l’Apocalypse, Jésus est appelé l’Amen, le témoin fidèle et véritable" (3, 14). Il est à la fois celui qui a mis sa confiance en Dieu, celui sur qui Dieu peut compter parce que la fidélité à sa mission fut sans faille ; et celui qui peut être une référence pour nous. Il est aussi
celui dont on peut considérer la conduite comme un modèle, sans risque de se tromper. Une telle conception du Christ, le Fidèle par excellence, prolonge l’image biblique du Dieu solide comme un rocher, sur lequel les fondations de la maison peuvent être construites : Il est le Rocher, son œuvre est parfaite. Lorsque, à la fin du Sermon sur la Montagne, Jésus invite à bâtir sa maison sur le roc, et non sur le sable, il veut nous dire que c’est réellement sur Dieu que l’homme est appelé à construire sa vie, car il n’y a pas d’autre fondement solide que lui (cf Mt 7, 24).
Prenons un autre exemple que nous connaissons bien : Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, pour le pays que je t’indiquerai. Je ferai de toi un grand peuple, je te bénirai, je magni-fierai ton nom ; sois une bénédiction (Gn 12, 1-4).
Les premiers mots que Dieu adresse à Abraham sont tous orientés vers l’avenir : partir pour un pays qui n’est pas nommé c’est tout autre chose que de respecter un programme fixé au départ. Dès son appel, il est clair pour Abraham qu’il aura à vivre une fidélité qui n’a rien à voir avec un respect scrupuleux de règles prédéterminées. C’est une aventure qui commence. Cette fidélité suppose une grande con-fiance qu’il aura à vivre et à actualiser toute sa vie. Par exemple : Sarah est stérile, et Dieu promet à Abraham qu’il deviendra père d’une multitude de nations (Gn 17, 4). . .
Ainsi, au fil de l’histoire se dessine une fidélité divine originale : la pa-role jadis adressée à Moïse : Je serai avec toi, prend alors toute sa signification. C’est véritablement un Emmanuel ; un Dieu avec nous qui se révèle.
Nous avons la grâce, dans la Congrégation, d’avoir une devise qui exprime ce grand mystère :

AMEN, ALLELUIA !
À l’Amen de l’adoration se joint l’Alleluia de l’allégresse !
~
Comme préparation à la belle fête de Noël, nous vous proposons un ser-mon de saint Augustin :
Nous appelons Noël ce jour où la Sagesse de Dieu s’est manifestée sous les traits d’un enfant et où le Verbe de Dieu vagit sans savoir parler. Nous célébrons l’anniversaire solennel de ce jour où fut accomplie la prophétie qui disait
La Vérité germera de la terre
et des cieux s’est penchée la justice.
La Vérité qui est dans le sein du Père, a germé de la terre pour être aussi dans le sein d’une mère. La Vérité que le ciel ne peut contenir, s’est levée de la terre pour être déposée dans une crèche. Pourquoi donc une telle hauteur en est venue à une telle petitesse ? Éveille-toi, homme qui m’écoute. Pour toi, Dieu s’est fait homme. Éveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera. Pour toi, dis-je, Dieu s’est fait homme. Tu serais mort à jamais si, un jour, pour toi, il n’était né. Tu n’aurais jamais été libéré du péché, s’il n’était venu dans une chair semblable à celle du péché . . .
Célébrons dans la joie la venue de notre salut et de notre rédemption. La Vérité s’est levée de la terre : le Christ qui dit : "Je suis la Vérité", est né de Marie . . . La Vérité s’est levée de terre parce que le Verbe s’est fait chair. Et des cieux s’est penchée la justice parce que tout don excellent, tout don parfait, vient d’en-haut, et descend du Père des Lumières.
Quelle plus grande grâce de Dieu pouvait éclater à nos yeux ? Dieu avait un Fils unique, il en a fait le fils de l’homme pour pouvoir, en retour faire du fils de l’homme un fils de Dieu.
Sermon 185


Que la venue de Jésus parmi nous
Vous apporte paix et Joie
En cette fête de Noël
Et tout au long de l’année 2018 !

~

Trois de nos Sœurs ont vécu leur Pâque ces dernières semaines :
Sœur Marie-Xavier, le 17 octobre aux États-Unis. Elle était âgée de 87 ans.
Sœur Marie-Solange, le 19 octobre, à Ker-Laouen, où elle recevait des soins adaptés à son état de santé. Elle avait 91 ans.
Sœur Marie-Blandine, le 29 octobre à la Maison de Retraite à Quincy, à l’âge de 88 ans.

Nous les recommandons à votre prière.

 

 

Lettre aux oblats

Novembre  2017

Chères Sœurs et chers Frères en Oblature,

Novembre. Mois où la nature se recueille, s’intériorise, pour, quelques mois plus tard, resurgir dans une vitalité nouvelle. Ce recueillement n’est certes pas inactif, aussi peu que le corps humain est inactif pendant le sommeil : plus celui-ci est profond plus le travail de récupération se fait.

De même, dans notre vie avec son alternance  parole -  silence (silence  du cœur !) c’est surtout dans le silence que l’enfoncement dans la Source de Vie se fait.

Voici la  dernière  méditation que Sœur  Marie-Claude consacre au chapitre du silence dans notre Règle de Vie : 18..05.1979.

Nous ne pourrons parvenir à garder l’ambiance de silence et de recueillement que si notre cœur s’apaise devant Dieu et se fait disponible à ce qu’il nous demande.

Nous vivons habituellement dans le silence et  nous ne le rompons que pour une vraie nécessité. Nous  nous aidons mutuellement à entrer dans la discipline qu’il exige. Il est des lieux et des temps où le silence est plus absolu : grand silence de l’’après-midi, silence de nuit, préparation immédiate à la prière…  Ce sont des temps forts de reprise qui, peu  à peu, correspondent à un besoin profond,  à une exigence du cœur.   RV

Nous avions terminé, la dernière fois, sur quelques questions. Revenons-y :
-    Que recouvre notre silence ?
-    Et d’abord existe-t-il ?                D’autres peuvent s’y ajouter :
-    Est-il  une des notes caractéristiques de notre maison ?  Comment y parvenir ?

Les textes ci-dessus donnent quelques éléments de réponse à la dernière question  et cela dans deux domaines différents.

Nous ne pourrons parvenir à garder l’ambiance de silence et de recueillement que si notre cœur s’apaise devant Dieu et se fait disponible à ce qu’il nous demande.

Nous vivons habituellement dans le silence et  nous ne le rompons que pour une vraie nécessité. Nous  nous aidons mutuellement à entrer dans la discipline qu’il exige. Il est des lieux et des temps où le silence est plus absolu : grand silence de l’’après-midi, silence de nuit, préparation immédiate à la prière…  Ce sont des temps forts de reprise qui, peu  à peu, correspondent à un besoin profond,  à une exigence du cœur.   RV

Nous avions terminé, la dernière fois, sur quelques questions. Revenons-y :
-    Que recouvre notre silence ?
-    Et d’abord existe-t-il ?                D’autres peuvent s’y ajouter :
-    Est-il  une des notes caractéristiques de notre maison ?  Comment y parvenir ?

Les textes ci-dessus donnent quelques éléments de réponse à la dernière question  et cela dans deux domaines différents.
en premier lieu la paix du cœur, la disponibilité à ce que Dieu veut. Cette paix nous est donnée, mais nous avons à nous y disposer.

Apaiser son cœur devant Dieu, dans les grands et petits soucis, dans les anxiétés ; faire taire le murmure, les  récriminations, l’amour-propre, la sensibilité blessée : tout remettre au Seigneur – être disponible à ce qui arrive…  et peu  à peu  le silence habite les profondeurs de l’être, l’oreille du  cœur s’incline vers le Seigneur.

Nous savons bien que ce n’est pas facile et qu’en fait le tumulte intérieur est de beaucoup le plus gênant dans notre relation à Dieu. Mais Dieu est plus grand que notre cœur, il connaît tout et notre grande affaire sera toujours d’apaiser notre cœur devant lui quel que soit notre trouble, même, dit saint Jean,  si notre cœur venait à nous condamner.

Voici donc une première disposition profonde à demander à Dieu, à essayer de retrouver à travers tout.

Nous sommes aidées à cela par une discipline extérieure. Peut-être avons-nous trop tendance à en relativiser la valeur par souci d’aller à l’essentiel qui est bien, en effet, la disposition du cœur. Il est certes important de ne pas prendre les moyens pour la fin. Mais il est non moins important de se servir des moyens pour atteindre la fin.

Tout dans notre vie est pensé en fonction  de la prière et nous devons nous aider mutuellement à en apprécier la grâce et donc à entrer dans la discipline que ce climat habituel de silence suppose.

Retenons d’abord cette première indication : Ne rompre le silence que pour une vraie nécessité. Elle entraînera toutes les autres : respecter des lieux, des temps où le silence est plus absolu, spécialement  grand silence et préparation immédiate à la prière. Ceci moins par souci de fidèle  observance que par besoin profond, exigence du cœur.

                                                                            °+°+°+°

 

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