Juillet –Août 2014 (suite)

Chers Amis,Ste Anne Copte 3

Nous avons vu que pour bien entendre, il ne faut pas tout entendre, mais saisir une parole, la parole qui est pour moi appel et vie promise, et la suivre jusqu’au bout  …

Vient alors l’adhésion profonde du cœur, le consentement qui ouvre à la joie : la parole reçue et accueillie comme une parole de vie que nous faisons nôtre, comme rejoignant le désir le plus profond de notre être.

Ecouter jusqu’au bout, jusqu’à la fin, nous demande d’accomplir la parole entendue, de la « faire » en quelque sorte. Le latin nous montre bien le lien profond qui existe entre ‘audire’ (écouter) et ob-audire (obéir) ; la parole n’est véritablement reçue que lorsqu’elle est ‘obéie’.

Regardons Marie …

On a pu dire de Marie qu’elle est le modèle achevé du disciple, celui qui suit Jésus au plus près. Elle est disciple comme nous, même si elle l’est à un titre particulier.

Les Evangiles, en dehors des récits de l’enfance du Seigneur, parlent assez peu de Marie, en comparaison des Apôtres, par exemple. Mais ce qui est dit suffit pour que nous comprenions un peu ce qu’elle a vécu en profondeur.

Elle est d’abord celle qui écoute, comme Saint Luc le met en relief dans les petits résumés qu’il affectionne :
Marie conservait toutes ces choses, les méditant en son cœur (Lc 2,19 et 51), à quoi fait écho la déclaration de Jésus lui-même :
Ma mère et mes frères ; ce sont ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la gardent (Lc 8,19).
Si être disciple c’est d’abord écouter le Maître, Marie est vraiment disciple de son Fils, et elle l’est en perfection.
Elle est ainsi, pour nous, le modèle du disciple que nous désirons être.