Réfléchir

Des textes pour approfondir notre foi …

 

Au centre : le Christ ! Il se relève.

Il danse de joie.

Il rayonne.

 

Par lui, à travers ses bras étendus - récemment sur la croix, maintenant en geste d’accueil - passe la Bénédiction créatrice et vivifiante du Père, transformant l’instrument de supplice, la croix, en arbre de vie aux bourgeons démesurés, prégnants d’espoir et de vie nouvelle.

 

Le serpent terrifiant et mortifère du Paradis a été changé en serpent de bronze (cf Nb 21 ; Jn 3,14) qui guérit tous ceux qui le regardent.

 

Le sol est imprégné du sang de l’homme-Dieu donnant sa vie par amour, pour nous tous – le sang qui est sève de vie et qui en même temps signifie le feu de l’Esprit.

 

Les eaux menaçantes des forces du mal ont dû se retirer devant ce nouveau monde en train de naître, en travail, toujours et toujours, jusqu’à la fin de ce monde et la naissance du Règne de Dieu.

 

 

Union de Jésus Crucifié   N° 858

         Novembre-Décembre 2018       

                                                       
Chers Amis,


Dans la précédente Lettre nous avons parlé de la « naissance » de notre  Congrégation et de l’Union : pourquoi et comment elles sont nées…

Dans quelques semaines, nous fêterons une autre naissance, celle de Jésus.

Pour nous y préparer, le meilleur moyen n’est-il pas de contempler Marie, en qui « le Verbe s’est fait chair ».
 
En ce temps proche de Noël, l’Eglise nous fait célébrer la fête de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie, une fête où il nous est donné de contempler ce qui se réalisera dans le Mystère de l’Incarnation.

Dieu nous donne à voir, en Marie, aujourd’hui, ce que l’Enfant de la crèche viendra accomplir pour chacun de nous, en son Incarnation.

Nous vivons, en quelque sorte, dans ce temps de l’Avent, ce que Pierre, Jacques et Jean ont vécu lors de la Transfiguration du Seigneur. Alors qu’ils étaient en route vers Jérusalem, ces trois apôtres ont pu voir en Jésus transfiguré la Gloire de la Résurrection, ils ont pu entrevoir ce que Dieu allait accomplir à Jérusalem.

C’est aussi ce don qui a été fait à Jésus sur la Croix. Au moment où dans sa Passion et sa mort il accomplit notre salut, Dieu le Père lui donne de contempler en Marie, sa Mère, au pied de la Croix, ce qu’il est en train d’accomplir pour toute l’humanité.

Ainsi, en célébrant cette fête de l’Immaculée Conception, c’est Dieu qui nous offre de contempler notre vocation, le salut, ce qu’il a voulu pour nous de toute éternité, ce qui nous attend…

Pour avancer sur ce chemin de grâce, Marie peut nous aider. Comment ?

Dans le dialogue de l’ange Gabriel avec Marie, nous sommes dans la joie et le consentement. Avec Marie, la comblée de grâce, nous apprenons cette communion, ce « oui » total à la volonté du Père sans aucune ombre…

« Elle a bâti sa demeure dans le vouloir du Père », chantons nous à l’Office.

La fête de L’Immaculée Conception nous invite à nous engager dans le « oui » de Marie, à rechercher la communion, à nous unir à Dieu et à sa volonté en toute confiance.

Demandons-lui de nous soutenir sur ce chemin pour vivre dès aujourd’hui ce qui nous attend en plénitude, pour être fortes dans nos combats, et résister à toute complicité et à toute tentation.

« Dieu nous a choisis dans le Christ avant la fondation du monde, pour que nous soyons dans l’amour, saints, immaculés, devant lui, sous son regard » (Ephésiens 1, 4).

Marie et l’Eglise

    Faites donc bien attention, mes frères ; faites plus attention, je vous conjure, à ce que dit le Seigneur Christ en étendant la main sur ses disciples : « Ceux-ci sont ma mère et mes frères ; et celui qui fait la volonté de mon Père qui m’a envoyé, celui-là est pour moi un frère et une sœur et une mère. » Est-ce qu’elle n’a pas fait la volonté du Père, la Vierge Marie, qui a cru par la foi, qui a conçu par la foi, qui a été choisie pour que d’elle naisse pour nous le salut parmi les hommes, qui a été créée par le Christ, avant que le Christ ne fût créé en elle ? Elle a fait, elle a fait absolument la volonté du Père, sainte Marie ; et c’est plus pour Marie d’avoir été le disciple du Christ, que d’avoir été la mère du Christ.       

    Ainsi, Marie est bienheureuse d’avoir écouté la Parole de Dieu et de l’avoir gardée : elle a gardé la vérité en son cœur plus que la chair en son sein. Le Christ est vérité, le Christ est chair. Le Christ vérité est dans le cœur de Marie ; le Christ chair dans le sein de Marie ; ce qui est dans le cœur est plus que ce qui est dans le ventre.

    Sainte est Marie, Bienheureuse est Marie, mais l’Eglise est meilleure que la Vierge Marie. Pourquoi ? Parce que Marie est une partie de l’Eglise, un membre saint, un membre excellent, un membre suréminent, mais pourtant un membre du corps tout entier. Si elle est  membre du corps tout entier, le corps est plus assurément qu’un seul membre. La tête, c’est le Seigneur, et le Christ tout entier est tête et corps. Que dire ? Nous avons une tête divine, nous avons Dieu pour tête.

    Donc, mes très chers frères, faites attention : vous aussi êtes les membres du Christ, vous aussi êtes le corps du Christ. Vous à qui je parle, vous êtes les membres du Christ : qui vous a mis au monde ? J’entends la voix de votre cœur : la Mère Eglise. Cette Mère sainte, honorée, semblable à Marie, elle enfante et elle est vierge. Gardez dans vos cœurs la virginité ; la virginité de l’esprit, c’est l’intégrité de la foi catholique.
                                                          D’un Sermon  de  Saint Augustin
 
* * * * * * * * *
Nous recommandons à votre prière notre Sœur Marie-Agathe du Rosaire, décédée le 2 octobre à la Maison Mère des Sœurs aînées du Mont Carmel à Avranches, où elle avait été accueillie après avoir vécu au Monastère Saint Jacques.
Sœur Marie-Agathe était âgée de 88 ans. Sa devise était : « Je suis à Toi, Seigneur ».

Que la joie de l’Avent illumine notre route vers la venue de l’Emmanuel !Union de Jésus Crucifié N°858 Novembre – Décembre 2018

Chers Amis,
Dans la précédente Lettre nous avons parlé de la « naissance » de notre  Congrégation et de l’Union : pourquoi et comment elles sont nées…

Dans quelques semaines, nous fêterons une autre naissance, celle de Jésus.

Pour nous y préparer, le meilleur moyen n’est-il pas de contempler Marie, en qui « le Verbe s’est fait chair ».
 
En ce temps proche de Noël, l’Eglise nous fait célébrer la fête de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie, une fête où il nous est donné de contempler ce qui se réalisera dans le Mystère de l’Incarnation.

Dieu nous donne à voir, en Marie, aujourd’hui, ce que l’Enfant de la crèche viendra accomplir pour chacun de nous, en son Incarnation.

Nous vivons, en quelque sorte, dans ce temps de l’Avent, ce que Pierre, Jacques et Jean ont vécu lors de la Transfiguration du Seigneur. Alors qu’ils étaient en route vers Jérusalem, ces trois apôtres ont pu voir en Jésus transfiguré la Gloire de la Résurrection, ils ont pu entrevoir ce que Dieu allait accomplir à Jérusalem.

C’est aussi ce don qui a été fait à Jésus sur la Croix. Au moment où dans sa Passion et sa mort il accomplit notre salut, Dieu le Père lui donne de contempler en Marie, sa Mère, au pied de la Croix, ce qu’il est en train d’accomplir pour toute l’humanité.

Ainsi, en célébrant cette fête de l’Immaculée Conception, c’est Dieu qui nous offre de contempler notre vocation, le salut, ce qu’il a voulu pour nous de toute éternité, ce qui nous attend…

Pour avancer sur ce chemin de grâce, Marie peut nous aider. Comment ?

Dans le dialogue de l’ange Gabriel avec Marie, nous sommes dans la joie et le consentement. Avec Marie, la comblée de grâce, nous apprenons cette communion, ce « oui » total à la volonté du Père sans aucune ombre…

« Elle a bâti sa demeure dans le vouloir du Père », chantons nous à l’Office.

La fête de L’Immaculée Conception nous invite à nous engager dans le « oui » de Marie, à rechercher la communion, à nous unir à Dieu et à sa volonté en toute confiance.

Demandons-lui de nous soutenir sur ce chemin pour vivre dès aujourd’hui ce qui nous attend en plénitude, pour être fortes dans nos combats, et résister à toute complicité et à toute tentation.

« Dieu nous a choisis dans le Christ avant la fondation du monde, pour que nous soyons dans l’amour, saints, immaculés, devant lui, sous son regard » (Ephésiens 1, 4).

Marie et l’Eglise

    Faites donc bien attention, mes frères ; faites plus attention, je vous conjure, à ce que dit le Seigneur Christ en étendant la main sur ses disciples : « Ceux-ci sont ma mère et mes frères ; et celui qui fait la volonté de mon Père qui m’a envoyé, celui-là est pour moi un frère et une sœur et une mère. » Est-ce qu’elle n’a pas fait la volonté du Père, la Vierge Marie, qui a cru par la foi, qui a conçu par la foi, qui a été choisie pour que d’elle naisse pour nous le salut parmi les hommes, qui a été créée par le Christ, avant que le Christ ne fût créé en elle ? Elle a fait, elle a fait absolument la volonté du Père, sainte Marie ; et c’est plus pour Marie d’avoir été le disciple du Christ, que d’avoir été la mère du Christ.       

    Ainsi, Marie est bienheureuse d’avoir écouté la Parole de Dieu et de l’avoir gardée : elle a gardé la vérité en son cœur plus que la chair en son sein. Le Christ est vérité, le Christ est chair. Le Christ vérité est dans le cœur de Marie ; le Christ chair dans le sein de Marie ; ce qui est dans le cœur est plus que ce qui est dans le ventre.

    Sainte est Marie, Bienheureuse est Marie, mais l’Eglise est meilleure que la Vierge Marie. Pourquoi ? Parce que Marie est une partie de l’Eglise, un membre saint, un membre excellent, un membre suréminent, mais pourtant un membre du corps tout entier. Si elle est  membre du corps tout entier, le corps est plus assurément qu’un seul membre. La tête, c’est le Seigneur, et le Christ tout entier est tête et corps. Que dire ? Nous avons une tête divine, nous avons Dieu pour tête.

    Donc, mes très chers frères, faites attention : vous aussi êtes les membres du Christ, vous aussi êtes le corps du Christ. Vous à qui je parle, vous êtes les membres du Christ : qui vous a mis au monde ? J’entends la voix de votre cœur : la Mère Eglise. Cette Mère sainte, honorée, semblable à Marie, elle enfante et elle est vierge. Gardez dans vos cœurs la virginité ; la virginité de l’esprit, c’est l’intégrité de la foi catholique.
                                                          D’un Sermon  de  Saint Augustin
 
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Nous recommandons à votre prière notre Sœur Marie-Agathe du Rosaire, décédée le 2 octobre à la Maison Mère des Sœurs aînées du Mont Carmel à Avranches, où elle avait été accueillie après avoir vécu au Monastère Saint Jacques.
Sœur Marie-Agathe était âgée de 88 ans. Sa devise était : « Je suis à Toi, Seigneur ».

Que la joie de l’Avent illumine notre route vers la venue de l’Emmanuel !

 

Lettre aux oblats

Octobre  2018


Chères  Oblates,

Voici la suite de l’intervention de Joan Chittister au Congrès des Oblats bénédictins à Rome en  2017 :

Les  femmes et les hommes oblats  qui renouvellent le monde avec le message du Christ ont besoin que les monastères les aident à avoir « un cœur monastique » dans ce monde de chaos. Ils ont besoin par-dessus tout, de l’opportunité d’avoir un parcours de foi qui est régulier, profond et éprouvé... Et ils ont besoin de quelqu’un qui les accompagne dans ce parcours, pour leur enseigner la manière, leur montrer le chemin, pour guider leurs pas, pour applaudir les efforts. Ils ont besoin de quelqu’un qui fait le chemin avec eux.

Les oblatures  peuvent  permettre d’étendre le rayonnement et la profondeur de la vie spirituelle du monastère auquel elles appartiennent. Elles sont  le soutien de ce monastère.

Elles sont aussi l’espoir, que dans ce siècle, la vie et les valeurs de la spiritualités  bénédictine,  peuvent renaître encore, à nouveau et pour toujours.

Et par-dessus tout, si nos oblatures doivent être authentiques, qu’il y ait des oblats qui rayonnent ces valeurs par-delà les murs du monastère, dans les lieux de travail, à l’hôtel de ville, à la mairie et au congrès, dans les sièges sociaux d’entreprises, les hôpitaux et les maisons de retraites,  dans les rues de la ville, étant malades ou en bonne santé…. et même, pourquoi pas, à l’intérieur des monastères eux-mêmes ... !

Si nos oblatures doivent être authentiques, qu’il y ait des oblats  qui détiennent le charisme de paix de St. Benoît de Nursie qui a baissé les armes afin de se battre pour le Christ Roi.

Dans ce monde des plus sexiste où, jusqu’à ce jour, des femmes sont violées, battues, achetées et vendues à travers le monde, abandonnées au veuvage et sans ressources adéquates, presque absentes  des grandes assemblées, lieux de décisions de notre monde, tant à l’Eglise qu’à l’Etat,   qu’il y ait des oblats inspirés par la spiritualité bénédictine des grandes figures d’hommes et de femmes des siècles passés qui n’ont pas eu peur d’appeler à la conscience  et la responsabilité de l’Église et de l’État.

La spritualité bénédictine nous invite à un voyage dans les profondeurs des choses et requiert une vie contemplative, une réelle vie de prières.Les oblatures ne sont pas censées être de pieux ajouts à un chapelet de dévotion personnel !
Toutes les familles bénédictines, (y compris les oblat(e)s), se tiennent sur « le sommet de la montagne de la prière », immergées dans les cris du psalmiste, défiées quotidiennement par les prophètes, touchées au plus profond d’elles par les demandes de l’Evangile,
et appelées par Jésus, Libérateur, Rédempteur, Guérisseur, l’Amour incarné :
« Venez, suivez-moi » !                                (à suivre)


***************

Marie, étoile du matin

Marie est la noble étoile levée sur Jacob et dont la splendeur illumine l’univers entier ;
 elle brille aux Cieux et pénètre jusqu’aux abîmes.
Elle luit sur la terre, réchauffe les cœurs.
Apparaissant au-dessus de cette mer vaste et spacieuse,
elle brille par ses mérites  et éclaire par ses exemples.

Ô vous, qui que vous soyez, qui vous sentez, ici-bas ballotté au milieu des orages
et des tempêtes, plutôt que solidement sur terre ferme,
ne détournez pas vos yeux des rayons de cet astre, si vous ne voulez pas être submergé.
Si le vent des tentations se  lève, si le récif des tribulations se dresse,
regardez l’étoile, et invoquez Marie !
Si vous êtes secoué par les flots de l’orgueil, de l’ambition, de la médisance, de la jalousie,
regardez Marie, invoquez Marie !
Si vous êtes troublé sous l’énormité de vos crimes, humilié sous les hontes de votre conscience,
effrayé des sévérités du Jugement,
si vous tournoyez déjà au-dessus du gouffre de la tristesse et du désespoir,
criez vers Marie, regardez Marie !

Pensez à Marie dans vos périls, vos angoisses, vos incertitudes.
Que son nom ne quitte pas vos lèvres, ni son souvenir votre cœur !
En la priant, vous n’aurez pas sujet de  désespérer.
Si elle vous tient, vous ne tomberez pas ;
ne craignez rien si elle vous couvre de sa protection, sa conduite vous mènera au port.

(St. Bernard, 2ème homélie sur Super Missus est n° 17)
 

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