Réfléchir

Des textes pour approfondir notre foi …

 

Au centre : le Christ ! Il se relève.

Il danse de joie.

Il rayonne.

 

Par lui, à travers ses bras étendus - récemment sur la croix, maintenant en geste d’accueil - passe la Bénédiction créatrice et vivifiante du Père, transformant l’instrument de supplice, la croix, en arbre de vie aux bourgeons démesurés, prégnants d’espoir et de vie nouvelle.

 

Le serpent terrifiant et mortifère du Paradis a été changé en serpent de bronze (cf Nb 21 ; Jn 3,14) qui guérit tous ceux qui le regardent.

 

Le sol est imprégné du sang de l’homme-Dieu donnant sa vie par amour, pour nous tous – le sang qui est sève de vie et qui en même temps signifie le feu de l’Esprit.

 

Les eaux menaçantes des forces du mal ont dû se retirer devant ce nouveau monde en train de naître, en travail, toujours et toujours, jusqu’à la fin de ce monde et la naissance du Règne de Dieu.

 

 

Union de Jésus Crucifié   N° 857

         Septembre-Octobre 2018       

                                                       

Chers Amis,
Nous allons, dans cette Lettre, parler un peu de l’Union de Jésus Crucifié, mais premièrement dire quelques mots sur : pourquoi et comment notre Congrégation est née. Voici le début de la Notice historique de notre Règle de Vie :
« La Congrégation est née de la foi en l’amour de Dieu pour tous les hommes, de la foi en sa prédilection pour les pauvres.
« Un défaut de santé peut-il exclure de la vie religieuse celles que le Seigneur semble y appeler d’une manière évidente ? Cette question était au cœur de Monsieur l’Abbé Maurice Gaucheron, chapelain à la basilique de Montmartre, quand, en 1930, il perçut la nécessité d’une fondation nouvelle pour répondre à un nouvel état de fait : celui de l’altération des santés, de la diminution des résistances physiques, qui tenait d’authentiques vocations à l’écart des Ordres existants.
Le 11 avril 1930, en la fête de Notre-Dame des Douleurs, Monsieur l’Abbé Gaucheron célèbre la messe à la chapelle de la Compassion en la crypte de Montmartre, en présence de nos quatre premières sœurs ; la cinquième, fort malade, s’y unit de l’hôpital Saint-Joseph. Notre Mère Fondatrice, Suzanne Wrotnowska, lit, au nom de toutes, un acte de consécration qui porte en germe toutes nos consécrations à venir. »
Il semble que l’Union de Jésus Crucifié a vu le jour assez tôt car en 1957 il y avait déjà 650 membres. L’Union est liée à notre  
famille spirituelle et elle est tout spécialement adressée à ceux et celles dont les épreuves de la vie invitent à entrer plus profondément dans le mystère de la Croix glorieuse de Notre Seigneur. Nous allons célébrer cette fête bientôt, le 14 septembre, comme vous le savez tous. La Croix glorieuse est au centre de nos vies, Sœurs et Membres de l’Union, et notre devise : « Amen, Alléluia » est aussi celle de l’Union. Nous sommes spécialement unis à  15h 00 chaque jour par la prière suivante :
Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : ‘c’est accompli.’  Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.
Le Christ s’est fait pour nous obéissant jusqu’à la mort  et la  mort de la croix.
C’est pourquoi Dieu l’a exalté  et lui a donné le Nom qui est au-dessus de tout nom. »
Regarde, Seigneur, nous t’en prions, la famille qui t’appartient : c’est pour elle que Jésus, le Christ, notre Seigneur, ne refusa pas d’être livré aux mains des méchants ni de subir le supplice de la croix. Lui qui règne avec toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.
L’autre moyen que nous avons pour rester unis est, bien sûr, la Lettre bimensuelle.
Au début de l’Union, et pendant bien des années après, Notre Mère Fondatrice, Mère Marie des Douleurs, a écrit la Lettre aux Membres de l’Union, et en 1956, un petit recueil intitulé : « Clartés sur la Souffrance » a été publié contenant un choix de ces Lettres. Le texte suivant en est un extrait qui peut être aidant. Le sujet est « La Sainteté ». Nous y trouvons  déjà l’enseignement de notre Pape François dans son Exhortation sur ce même sujet :
« Il y en a beaucoup parmi vous qui n’osent même pas penser à la sainteté parce que c’est quelque chose qui leur est étranger, leur semble-t-il, par principe et définition ; ceux-là devraient bien rechercher pour le relire, l’Evangile de l’invitation aux noces (Mathieu 22, 1-14). Il y en a d’autres qui y ont pensé, et puis, se découragent à cause de leurs misères quotidiennes.
D’abord, la sainteté n’est pas une question de pensée. Il ne s’agit pas tant d’y réfléchir pour, évidemment se donner, comme les invités aux noces, toutes sortes d’excuses afin de ne pas avancer. La sainteté est l’Amour de Dieu auquel on donne toute la place. Et toutes les rechutes ne peuvent nous faire douter de la volonté de Dieu sur nous. Même si, jusqu’aujourd’hui, nous avons perdu tous les combats, nous n’avons tout de même pas perdu le combat qui n’a pas encore été livré. Alors, remettons-nous patiemment à notre effort et surtout ne perdons pas de vue que c’est Dieu qui nous veut saint et qu’il ne nous demande que d’y croire, de nous y adapter à l’heure qu’il est, comme nous sommes, avec les défauts que nous avons encore.
Si nous avions cela tout au fond du cœur, nos journées et nos nuits, si longues, si grises, si lourdes que nous n’avons même pas le courage de regarder sincèrement dans notre conscience, deviendraient toutes lumineuses comme ces tableaux des primitifs qu’on voit souvent sur fond d’or (même s’il s’agit d’une crucifixion).
La sécurité, la paix invincible, l’ardeur de plus en plus généreuse, sont le lot de ceux et celles qui osent se quitter un peu des yeux pour contempler le dessein divin et tâcher de s’y conformer jour après jour. Plus on se domine, plus on est heureux et moins on doute de la possibilité de la sainteté. »

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 Nous, Sœurs, prions chaque soir avant de dormir cette prière  pour les malades :
« Sainte Vierge, enveloppe-nous toutes de ta bénédiction pour cette nuit. Daigne soulager tous les malades et leur accorder le repos dans l’amour de ton Fils.» Amen.

Nous donnons le dernier mot à saint Paul dans sa Seconde Lettre aux Corinthiens :

« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père plein de tendresse, le Dieu de qui vient tout réconfort. Dans toutes nos détresses, il nous réconforte ; ainsi, nous pouvons réconforter tous ceux qui sont dans la détresse, grâce au réconfort que nous recevons nous-mêmes de Dieu. »    

Bonnes Fêtes de la Croix Glorieuse et de Notre Dame des Douleurs !

Nous recommandons à votre prière notre Sœur Marie-Marcella qui est décédée à l’âge de 87 ans, le 30 août 2018. Elle était membre de la Communauté aux Etats-Unis

Lettre aux oblats

Octobre  2018


Chères  Oblates,

Voici la suite de l’intervention de Joan Chittister au Congrès des Oblats bénédictins à Rome en  2017 :

Les  femmes et les hommes oblats  qui renouvellent le monde avec le message du Christ ont besoin que les monastères les aident à avoir « un cœur monastique » dans ce monde de chaos. Ils ont besoin par-dessus tout, de l’opportunité d’avoir un parcours de foi qui est régulier, profond et éprouvé... Et ils ont besoin de quelqu’un qui les accompagne dans ce parcours, pour leur enseigner la manière, leur montrer le chemin, pour guider leurs pas, pour applaudir les efforts. Ils ont besoin de quelqu’un qui fait le chemin avec eux.

Les oblatures  peuvent  permettre d’étendre le rayonnement et la profondeur de la vie spirituelle du monastère auquel elles appartiennent. Elles sont  le soutien de ce monastère.

Elles sont aussi l’espoir, que dans ce siècle, la vie et les valeurs de la spiritualités  bénédictine,  peuvent renaître encore, à nouveau et pour toujours.

Et par-dessus tout, si nos oblatures doivent être authentiques, qu’il y ait des oblats qui rayonnent ces valeurs par-delà les murs du monastère, dans les lieux de travail, à l’hôtel de ville, à la mairie et au congrès, dans les sièges sociaux d’entreprises, les hôpitaux et les maisons de retraites,  dans les rues de la ville, étant malades ou en bonne santé…. et même, pourquoi pas, à l’intérieur des monastères eux-mêmes ... !

Si nos oblatures doivent être authentiques, qu’il y ait des oblats  qui détiennent le charisme de paix de St. Benoît de Nursie qui a baissé les armes afin de se battre pour le Christ Roi.

Dans ce monde des plus sexiste où, jusqu’à ce jour, des femmes sont violées, battues, achetées et vendues à travers le monde, abandonnées au veuvage et sans ressources adéquates, presque absentes  des grandes assemblées, lieux de décisions de notre monde, tant à l’Eglise qu’à l’Etat,   qu’il y ait des oblats inspirés par la spiritualité bénédictine des grandes figures d’hommes et de femmes des siècles passés qui n’ont pas eu peur d’appeler à la conscience  et la responsabilité de l’Église et de l’État.

La spritualité bénédictine nous invite à un voyage dans les profondeurs des choses et requiert une vie contemplative, une réelle vie de prières.Les oblatures ne sont pas censées être de pieux ajouts à un chapelet de dévotion personnel !
Toutes les familles bénédictines, (y compris les oblat(e)s), se tiennent sur « le sommet de la montagne de la prière », immergées dans les cris du psalmiste, défiées quotidiennement par les prophètes, touchées au plus profond d’elles par les demandes de l’Evangile,
et appelées par Jésus, Libérateur, Rédempteur, Guérisseur, l’Amour incarné :
« Venez, suivez-moi » !                                (à suivre)


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Marie, étoile du matin

Marie est la noble étoile levée sur Jacob et dont la splendeur illumine l’univers entier ;
 elle brille aux Cieux et pénètre jusqu’aux abîmes.
Elle luit sur la terre, réchauffe les cœurs.
Apparaissant au-dessus de cette mer vaste et spacieuse,
elle brille par ses mérites  et éclaire par ses exemples.

Ô vous, qui que vous soyez, qui vous sentez, ici-bas ballotté au milieu des orages
et des tempêtes, plutôt que solidement sur terre ferme,
ne détournez pas vos yeux des rayons de cet astre, si vous ne voulez pas être submergé.
Si le vent des tentations se  lève, si le récif des tribulations se dresse,
regardez l’étoile, et invoquez Marie !
Si vous êtes secoué par les flots de l’orgueil, de l’ambition, de la médisance, de la jalousie,
regardez Marie, invoquez Marie !
Si vous êtes troublé sous l’énormité de vos crimes, humilié sous les hontes de votre conscience,
effrayé des sévérités du Jugement,
si vous tournoyez déjà au-dessus du gouffre de la tristesse et du désespoir,
criez vers Marie, regardez Marie !

Pensez à Marie dans vos périls, vos angoisses, vos incertitudes.
Que son nom ne quitte pas vos lèvres, ni son souvenir votre cœur !
En la priant, vous n’aurez pas sujet de  désespérer.
Si elle vous tient, vous ne tomberez pas ;
ne craignez rien si elle vous couvre de sa protection, sa conduite vous mènera au port.

(St. Bernard, 2ème homélie sur Super Missus est n° 17)
 

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