Union de Jésus Crucifié   N° 858

         Novembre-Décembre 2018       

                                                       
Chers Amis,


Dans la précédente Lettre nous avons parlé de la « naissance » de notre  Congrégation et de l’Union : pourquoi et comment elles sont nées…

Dans quelques semaines, nous fêterons une autre naissance, celle de Jésus.

Pour nous y préparer, le meilleur moyen n’est-il pas de contempler Marie, en qui « le Verbe s’est fait chair ».
 
En ce temps proche de Noël, l’Eglise nous fait célébrer la fête de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie, une fête où il nous est donné de contempler ce qui se réalisera dans le Mystère de l’Incarnation.

Dieu nous donne à voir, en Marie, aujourd’hui, ce que l’Enfant de la crèche viendra accomplir pour chacun de nous, en son Incarnation.

Nous vivons, en quelque sorte, dans ce temps de l’Avent, ce que Pierre, Jacques et Jean ont vécu lors de la Transfiguration du Seigneur. Alors qu’ils étaient en route vers Jérusalem, ces trois apôtres ont pu voir en Jésus transfiguré la Gloire de la Résurrection, ils ont pu entrevoir ce que Dieu allait accomplir à Jérusalem.

C’est aussi ce don qui a été fait à Jésus sur la Croix. Au moment où dans sa Passion et sa mort il accomplit notre salut, Dieu le Père lui donne de contempler en Marie, sa Mère, au pied de la Croix, ce qu’il est en train d’accomplir pour toute l’humanité.

Ainsi, en célébrant cette fête de l’Immaculée Conception, c’est Dieu qui nous offre de contempler notre vocation, le salut, ce qu’il a voulu pour nous de toute éternité, ce qui nous attend…

Pour avancer sur ce chemin de grâce, Marie peut nous aider. Comment ?

Dans le dialogue de l’ange Gabriel avec Marie, nous sommes dans la joie et le consentement. Avec Marie, la comblée de grâce, nous apprenons cette communion, ce « oui » total à la volonté du Père sans aucune ombre…

« Elle a bâti sa demeure dans le vouloir du Père », chantons nous à l’Office.

La fête de L’Immaculée Conception nous invite à nous engager dans le « oui » de Marie, à rechercher la communion, à nous unir à Dieu et à sa volonté en toute confiance.

Demandons-lui de nous soutenir sur ce chemin pour vivre dès aujourd’hui ce qui nous attend en plénitude, pour être fortes dans nos combats, et résister à toute complicité et à toute tentation.

« Dieu nous a choisis dans le Christ avant la fondation du monde, pour que nous soyons dans l’amour, saints, immaculés, devant lui, sous son regard » (Ephésiens 1, 4).

Marie et l’Eglise

    Faites donc bien attention, mes frères ; faites plus attention, je vous conjure, à ce que dit le Seigneur Christ en étendant la main sur ses disciples : « Ceux-ci sont ma mère et mes frères ; et celui qui fait la volonté de mon Père qui m’a envoyé, celui-là est pour moi un frère et une sœur et une mère. » Est-ce qu’elle n’a pas fait la volonté du Père, la Vierge Marie, qui a cru par la foi, qui a conçu par la foi, qui a été choisie pour que d’elle naisse pour nous le salut parmi les hommes, qui a été créée par le Christ, avant que le Christ ne fût créé en elle ? Elle a fait, elle a fait absolument la volonté du Père, sainte Marie ; et c’est plus pour Marie d’avoir été le disciple du Christ, que d’avoir été la mère du Christ.       

    Ainsi, Marie est bienheureuse d’avoir écouté la Parole de Dieu et de l’avoir gardée : elle a gardé la vérité en son cœur plus que la chair en son sein. Le Christ est vérité, le Christ est chair. Le Christ vérité est dans le cœur de Marie ; le Christ chair dans le sein de Marie ; ce qui est dans le cœur est plus que ce qui est dans le ventre.

    Sainte est Marie, Bienheureuse est Marie, mais l’Eglise est meilleure que la Vierge Marie. Pourquoi ? Parce que Marie est une partie de l’Eglise, un membre saint, un membre excellent, un membre suréminent, mais pourtant un membre du corps tout entier. Si elle est  membre du corps tout entier, le corps est plus assurément qu’un seul membre. La tête, c’est le Seigneur, et le Christ tout entier est tête et corps. Que dire ? Nous avons une tête divine, nous avons Dieu pour tête.

    Donc, mes très chers frères, faites attention : vous aussi êtes les membres du Christ, vous aussi êtes le corps du Christ. Vous à qui je parle, vous êtes les membres du Christ : qui vous a mis au monde ? J’entends la voix de votre cœur : la Mère Eglise. Cette Mère sainte, honorée, semblable à Marie, elle enfante et elle est vierge. Gardez dans vos cœurs la virginité ; la virginité de l’esprit, c’est l’intégrité de la foi catholique.
                                                          D’un Sermon  de  Saint Augustin
 
* * * * * * * * *
Nous recommandons à votre prière notre Sœur Marie-Agathe du Rosaire, décédée le 2 octobre à la Maison Mère des Sœurs aînées du Mont Carmel à Avranches, où elle avait été accueillie après avoir vécu au Monastère Saint Jacques.
Sœur Marie-Agathe était âgée de 88 ans. Sa devise était : « Je suis à Toi, Seigneur ».

Que la joie de l’Avent illumine notre route vers la venue de l’Emmanuel !Union de Jésus Crucifié N°858 Novembre – Décembre 2018

Chers Amis,
Dans la précédente Lettre nous avons parlé de la « naissance » de notre  Congrégation et de l’Union : pourquoi et comment elles sont nées…

Dans quelques semaines, nous fêterons une autre naissance, celle de Jésus.

Pour nous y préparer, le meilleur moyen n’est-il pas de contempler Marie, en qui « le Verbe s’est fait chair ».
 
En ce temps proche de Noël, l’Eglise nous fait célébrer la fête de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie, une fête où il nous est donné de contempler ce qui se réalisera dans le Mystère de l’Incarnation.

Dieu nous donne à voir, en Marie, aujourd’hui, ce que l’Enfant de la crèche viendra accomplir pour chacun de nous, en son Incarnation.

Nous vivons, en quelque sorte, dans ce temps de l’Avent, ce que Pierre, Jacques et Jean ont vécu lors de la Transfiguration du Seigneur. Alors qu’ils étaient en route vers Jérusalem, ces trois apôtres ont pu voir en Jésus transfiguré la Gloire de la Résurrection, ils ont pu entrevoir ce que Dieu allait accomplir à Jérusalem.

C’est aussi ce don qui a été fait à Jésus sur la Croix. Au moment où dans sa Passion et sa mort il accomplit notre salut, Dieu le Père lui donne de contempler en Marie, sa Mère, au pied de la Croix, ce qu’il est en train d’accomplir pour toute l’humanité.

Ainsi, en célébrant cette fête de l’Immaculée Conception, c’est Dieu qui nous offre de contempler notre vocation, le salut, ce qu’il a voulu pour nous de toute éternité, ce qui nous attend…

Pour avancer sur ce chemin de grâce, Marie peut nous aider. Comment ?

Dans le dialogue de l’ange Gabriel avec Marie, nous sommes dans la joie et le consentement. Avec Marie, la comblée de grâce, nous apprenons cette communion, ce « oui » total à la volonté du Père sans aucune ombre…

« Elle a bâti sa demeure dans le vouloir du Père », chantons nous à l’Office.

La fête de L’Immaculée Conception nous invite à nous engager dans le « oui » de Marie, à rechercher la communion, à nous unir à Dieu et à sa volonté en toute confiance.

Demandons-lui de nous soutenir sur ce chemin pour vivre dès aujourd’hui ce qui nous attend en plénitude, pour être fortes dans nos combats, et résister à toute complicité et à toute tentation.

« Dieu nous a choisis dans le Christ avant la fondation du monde, pour que nous soyons dans l’amour, saints, immaculés, devant lui, sous son regard » (Ephésiens 1, 4).

Marie et l’Eglise

    Faites donc bien attention, mes frères ; faites plus attention, je vous conjure, à ce que dit le Seigneur Christ en étendant la main sur ses disciples : « Ceux-ci sont ma mère et mes frères ; et celui qui fait la volonté de mon Père qui m’a envoyé, celui-là est pour moi un frère et une sœur et une mère. » Est-ce qu’elle n’a pas fait la volonté du Père, la Vierge Marie, qui a cru par la foi, qui a conçu par la foi, qui a été choisie pour que d’elle naisse pour nous le salut parmi les hommes, qui a été créée par le Christ, avant que le Christ ne fût créé en elle ? Elle a fait, elle a fait absolument la volonté du Père, sainte Marie ; et c’est plus pour Marie d’avoir été le disciple du Christ, que d’avoir été la mère du Christ.       

    Ainsi, Marie est bienheureuse d’avoir écouté la Parole de Dieu et de l’avoir gardée : elle a gardé la vérité en son cœur plus que la chair en son sein. Le Christ est vérité, le Christ est chair. Le Christ vérité est dans le cœur de Marie ; le Christ chair dans le sein de Marie ; ce qui est dans le cœur est plus que ce qui est dans le ventre.

    Sainte est Marie, Bienheureuse est Marie, mais l’Eglise est meilleure que la Vierge Marie. Pourquoi ? Parce que Marie est une partie de l’Eglise, un membre saint, un membre excellent, un membre suréminent, mais pourtant un membre du corps tout entier. Si elle est  membre du corps tout entier, le corps est plus assurément qu’un seul membre. La tête, c’est le Seigneur, et le Christ tout entier est tête et corps. Que dire ? Nous avons une tête divine, nous avons Dieu pour tête.

    Donc, mes très chers frères, faites attention : vous aussi êtes les membres du Christ, vous aussi êtes le corps du Christ. Vous à qui je parle, vous êtes les membres du Christ : qui vous a mis au monde ? J’entends la voix de votre cœur : la Mère Eglise. Cette Mère sainte, honorée, semblable à Marie, elle enfante et elle est vierge. Gardez dans vos cœurs la virginité ; la virginité de l’esprit, c’est l’intégrité de la foi catholique.
                                                          D’un Sermon  de  Saint Augustin
 
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Nous recommandons à votre prière notre Sœur Marie-Agathe du Rosaire, décédée le 2 octobre à la Maison Mère des Sœurs aînées du Mont Carmel à Avranches, où elle avait été accueillie après avoir vécu au Monastère Saint Jacques.
Sœur Marie-Agathe était âgée de 88 ans. Sa devise était : « Je suis à Toi, Seigneur ».

Que la joie de l’Avent illumine notre route vers la venue de l’Emmanuel !