Union de Jésus Crucifié   N° 859

    Janvier-février2019      


Chers Amis,
Dans quelques semaines nous allons faire nos sac-à-dos et nous mettre en route pour le grand pèlerinage vers Pâques. Comme tout pèlerinage, nous devons nous attendre quelques inconvénients rencontrés sur la route. D’autre part, il y aura ceux que nous choisissons nous-mêmes
Comment faire ce choix de renoncements pour le Carême ?
L’Ecriture nous fournit plein de choses et des choses qui sont souvent loin de ce que nous avons projeté ! Regardons un peu ce qui nous est proposé.

Commençons avec le Mercredi des Cendres.
 Dans le missel de semaine, comme introduction il est écrit pour ce jour-là, le premier jour de Carême :

« L’essentiel consiste à se convertir en se mettant à l’écoute du Seigneur…c’est se tourner vers Dieu. Il s’agit moins de s’arracher à l’égoïsme, d’opter pour une conception nouvelle de la vie, que de se tourner vers Quelqu’un qui appelle. Pour accueillir un message, il faut d’abord lever les yeux vers le messager. C’est pourquoi Jésus a fait entendre l’appel à la conversion au moment où il allait annoncer aux hommes la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. La conversion, à laquelle nous sommes conviés, va consister avant tout dans une intensification de notre relation personnelle à Jésus. »
Dès la première lecture de la messe du Mercredi des Cendres nous sommes mis sur le bon chemin de notre pèlerinage :

« Parole du Seigneur :
 Revenez à moi de tout votre cœur,
dans le jeune, les larmes et le deuil !
Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements,
et revenez au Seigneur votre Dieu,
car il est tendre et miséricordieux,
lent à la colère et plein d’amour… »

Dans l’Evangile de ce jour, nous apprenons de Jésus dans quel esprit il convient de faire l’aumône, de prier et de jeûner, et nous découvrirons que ce n’est pas l’Eglise qui a élaboré les modalités de la pénitence, mais qu’elle les a reçues de son Seigneur », dit l’introduction de cet Evangile.

Jésus nous dit : Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d’agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Par exemple : Quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi…pour obtenir la gloire qui vient des hommes.
De même pour prier : à ne pas faire pour que tout le monde te voie. Et pour le jeûne : ne pas se composer une mine défaite pour montrer aux hommes que tu jeûnes, autrement tu as déjà touché ta récompense, mais que tout soit fait dans le secret : « Ton Père voit ce que tu fais en secret : il te le revaudra.

Nous allons choisir de regarder de plus près la prière en écoutant saint Jean Chrysostome, un des premiers Pères de l’Eglise.

 

La prière est la lumière de l’âme
des homélies de saint Jean Chrysostome

Le bien suprême, c’est la prière, l’entretien familier avec Dieu. Elle est communication avec Dieu et union avec lui. De même que les yeux du corps sont éclairés quand il voit la lumière, ainsi l’âme tendue vers Dieu est illuminée par son inexprimable lumière. La prière n’est donc pas l’effet d’une attitude extérieure, mais elle vient du cœur. Elle ne se limite pas à des heures ou à des moments déterminés, mais elle déploie son activité sans relâche, nuit et jour.
En effet, il ne convient pas seulement que la pensée se porte rapidement vers Dieu lorsqu’elle s’applique à la prière ; il faut aussi, lorsqu’elle est absorbée par d’autres occupations – comme le soin des pauvres, ou d’autres soucis de bienfaisance-, y mêler le désir et le souvenir de Dieu, afin que tout demeure comme une nourriture très savoureuse, assaisonnée par l’amour de Dieu, à offrir au Seigneur de l’univers. Et nous pouvons en retirer un grand avantage, tout au long de notre vie, si nous y consacrons une bonne part de notre temps.
La prière est la lumière de l’âme, la vraie connaissance de Dieu, la médiatrice entre Dieu et les hommes.
Lorsque je parle de prière, ne t’imagine pas qu’il s’agisse de paroles. Elle est un élan vers Dieu, un amour indicible qui ne vient pas des hommes et dont l’Apôtre parle ainsi : Nous ne savons pas prier comme il faut, mais l’Esprit lui-même intervient pour nous par des cris inexprimables. Lorsque tu la pratiques dans sa pureté originelle, orne ta maison de douceur et d’humilité, illumine-la par la justice ; orne-la par de bonnes actions comme d’un revêtement
précieux ; décore ta maison, au lieu des pierres de taille et des mosaïques, par la foi et la patience. Au-dessus de tout cela, place la prière au sommet de l’édifice pour porter ta maison à son achèvement. Ainsi tu te prépareras pour le Seigneur comme une demeure parfaite. Tu pourras l’y accueillir comme dans un palais royal et resplendissant, toi qui, par la grâce, le possède déjà dans le temple de ton âme.
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Nous recommandons à votre prière :
Notre Sœur Judith Rose Goretski, décédée à l’âge de 81 ans. Elle était un membre de la Communauté de la Croix Glorieuse en Amérique mais dans une Maison de Soins.

Sœur Marie-Samuel Gourhannic, décédée le 16 janvier à l’âge de 87 ans. Elle était un membre de la Communauté de Saint Jacques mais était dans une Maison de Retraite à Ker Laouen.
Notre Oblate anglaise, Pauline Broad, décédée en Angleterre à l’âge de 92 ans, aussi dans une Maison de Soins.

Notre Sœur Mary Jude, décédée le 31 janvier à l’âge de 81 ans. Elle était un membre de la Communauté de la Croix Glorieuse en Amérique mais dans une Maison de Soins.