Union de Jésus Crucifié           Mai-Juin 2018       

                                                              

Chers Amis,

Nous allons célébrer bientôt la grande fête de la Pentecôte, où, de nouveau, viendra le Saint- Esprit.
Il est possible que plusieurs d’entre vous seront empêchés de participer à la messe ce jour-là à cause de problèmes de santé ou peut-être le fait d’être trop loin d’une église, donc, peut-être pourrions-nous regarder quelques textes de cette fête.
Commençons par une hymne au Saint-Esprit :

Souffle imprévisible, Esprit de Dieu,
vent qui fait revivre, Esprit de Dieu,
souffle de tempête, Esprit de Dieu,
ouvre nos fenêtres, Esprit de Dieu !

Flamme sur le monde, Esprit de Dieu,
feu qui chasse l’ombre, Esprit de Dieu,
flamme de lumière, Esprit de Dieu,
viens dans nos ténèbres, Esprit de Dieu !

Fleuve des eaux vives, Esprit de Dieu,
chant de l’autre rive, Esprit de Dieu,
fleuve au long voyage, Esprit de Dieu,
porte-nous au large, Esprit de Dieu !

Nous retrouverons ces trois façons de décrire le Saint-Esprit comme du vent, du feu et de l’eau dans d’autres textes de la liturgie. Nous pensons tout de suite à la Première Lecture de la messe où les Apôtres sont réunis en attendant la venue de l’Esprit :

« Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours après Pâques, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut rempli tout entière. Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Tous furent remplis de l’Esprit Saint… »

Ici, il y a mention du vent et du feu mais pas de l’eau. Cependant nous retrouverons cette eau dans l’Office des Lectures du lundi de la semaine avant la Pentecôte où il y a une très belle lecture des Instructions de saint Cyrille, évêque de Jérusalem de la catéchèse baptismale sur le Saint-Esprit :

L’eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle. C’’est une eau toute nouvelle, vivante et jaillissante, jaillissante pour ceux qui en sont dignes. Pour quelle raison le don de l’Esprit est-il appelé « eau » ? C’est parce que l’eau est à la base de tout ; parce que l’eau produit la végétation et la vie ; parce que l’eau descend du ciel sous forme de pluie ; parce qu’en tombant sous une seule forme, elle opère de façon multiforme…  Elle est différente dans le palmier, différente dans la vigne, elle se fait toute à tous. Elle n’a qu’une seule manière d’être, et elle n’est pas différente d’elle-même. La pluie ne se transforme pas quand elle descend ici où là mais, s’adaptant à la constitution des êtres qui la reçoivent, elle produit en chacun ce qui lui convient.
L’Esprit Saint agit ainsi. Il a beau être un, simple et indivisible, il distribue ses dons à chacun, selon sa volonté. De même que le bois sec, associé à l’eau, produit des bourgeons, de même l’âme qui vivait dans le péché, mais que la pénitence rend capable de recevoir le Saint-Esprit, porte des fruits de justice. Bien que l’Esprit soit simple, c’est lui, sur l’ordre de Dieu et au nom du Christ, qui anime de nombreuses vertus. Il emploie la langue de celui-ci au service de la sagesse ; il éclaire par la prophétie l’âme de celui-là ; il donne à un autre le pouvoir de chasser les démons ; à un autre encore celui d’interpréter les divines Ecritures. Il fortifie la chasteté de l’un, il enseigne à un autre l’art de l’aumône, il enseigne à celui-ci le jeûne et l’ascèse, à un autre il enseigne à mépriser les intérêts du corps, il prépare un autre encore au martyre. Différent chez les différents hommes, il n’est pas différent de lui-même, ainsi qu’il est écrit : Chacun reçoit le don de manifester l’Esprit en vue du bien de tous.
Son entrée en nous se fait avec douceur, on l’accueille avec joie, son joug est facile à porter. Son arrivée est annoncée par des rayons de lumière et de science. Il vient avec la tendresse  d’un défenseur véritable, car il vient pour sauver, guérir, enseigner, conseiller, fortifier,  conforter, éclairer l’esprit : chez  celui qui le reçoit, tout d’abord ; et ensuite, par celui-ci, chez les autres.
Un homme qui se trouvait d’abord dans l’obscurité, en voyant soudain le soleil, a le regard éclairé et voit clairement ce qu’il ne voyait pas auparavant : ainsi celui qui a l’avantage de recevoir le Saint-Esprit, a l’âme illuminée, et il voit de façon surhumaine ce qu’il ne connaissait pas.


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Nous vous laissons ces textes si riches sans commentaire car l’Eglise nous propose déjà beaucoup à méditer.

La prière dans l’Office divin et de la messe est notre prière pour vous – et pour nous – ce jour de la Pentecôte :

Aujourd’hui, Seigneur, par le mystère de la Pentecôte, tu sanctifies ton Eglise chez tous les peuples et dans toutes les nations ; répands les dons du Saint-Esprit sur l’immensité du monde, et continue dans les cœurs  des croyants l’œuvre  d’amour que tu as entreprise au début de la prédication évangélique.


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 Amour, joie, paix,

patience, bonté, bienveillance,

foi, humilité, et maîtrise de soi. »
                                
                                  (Galates 5)